Vendredi 31 juillet, 21 h, Chœur roman, Melisey

17 janvier 2020 Non Par Musetmemoire

Johann Sebastian Bach

Jean-Luc Ho, clavicorde à pédalier

Fait par Emile Jobin d’après les modèles germaniques

Le clavicorde joué pour ce programme est né du désir d’explorer l’univers sonore intime de Johann Sebastian Bach. 

Forkel relate que Bach « considérait le clavicorde comme étant le meilleur des instruments pour l’étude et pour toute musique jouée dans un lieu intime et comme étant le plus apte à exprimer ses pensées les plus raffinées … [et] capable de tant de subtilités malgré sa petite taille ». 

S’il n’a pas de répertoire spécifique, cet instrument embrasse paradoxalement toute la pensée musicale de Bach : depuis la suite de danse à la française au style concertant (Toccata Dorienne) en passant par la sphère luthérienne domestique.

Il permet l’exploration du Stylus Fantasticus le plus détonnant ou encore la transcription de ses œuvres pour violon « qu’il interprétait lui-même souvent au clavicorde en apportant toute l’harmonie qu’il jugeait nécessaire » (Agricola).

Kittel rapporte que le maître « considérait l’étude du clavicorde à pédales comme de grande importance, et qu’il permettait à ses élèves d’étudier sur un clavicorde à deux claviers et pédalier qu’il avait chez lui. C’est précisément ce « 3 Klaviere nebst Pedal » qu’il lèguera à son fils Johann Christian avant sa mort. 

La Fantaisie Chromatique BWV 903 proposée par Jean-Luc Ho est  d’ailleurs exécutée dans l’édition de Griepenkerl, élève de Forkel, lui-même élève de Bach. Cette publication, bien que de 1820 semble montrer «comment le maître la jouait »: le texte comportant de nombreuses nuances, indications de vitesse et d’ornementation.

Passionnant !

Réservation obligatoire

Tarifs : 15 €, 12 € (adhérents), 5 € (réduit)